• BATTIR

    Le village de Battir est situé au Sud-Ouest de Jérusalem. Il se trouve à la limite de la «ligne verte» de 1967, la frontière reconnue par le droit international. Le village est entouré de colonies, et les Israéliens prévoient de faire passer le mur de séparation au Nord, à l’Est et à l’Ouest du village.
  • BATTIR

    Battir est un village de 6000 habitants, vivant principalement de l’agriculture. Les maisons se trouvent au centre du village. Et à la périphérie, les habitants cultivent des potagers et des oliviers.
  • BATTIR

    Israël contrôle les collines situées au Nord de Battir (à l’arrière plan sur la photo). Avant 1948, il y avait un village palestinien sur ces collines. Les Israéliens y ont planté des sapins afin de modifier le paysage. Les sapins poussent vite, se multiplient rapidement, et ils acidifient le sol empêchant d’autres cultures de pousser.
  • BATTIR

    L’olivier est l’arbre nourricier des Palestiniens, l’arbre indigène par excellence, symbole de l’attachement des Palestiniens à leur terre. Mais poussées par le vent, les graines des sapins ont commencé à essaimer dans le village.
  • BATTIR

    La voie ferrée Jaffa-Jérusalem traverse les terres du village. Le long de cette voie ferrée, les Israéliens prévoient de construire le mur de séparation (voir vignette en bas à droite). Le mur passera autour de l’école des garçons, coupant la cour de récréation en deux, et une partie des terres du village ne sera plus accessible.
  • BATTIR

    Lors de notre séjour à Battir, nous avons rencontré plusieurs associations du village : préservation du patrimoine, activités pour les jeunes, bibliothèque et centre de premier secours.
  • BATTIR

    Plusieurs jeunes bénévoles du village ont monté un poste de premiers secours. Ils se relaient jour et nuit pour répondre aux différentes urgences : accidents domestiques, départs de feu,...
  • DHEISHEH - 6 kms de Battir

    Au premier plan, le camp de réfugiés de Dheisheh, au second plan, la colonie israélienne d’Artas et la route de contournement qui permet d’y accéder. Les toits du camp de réfugiés croulent sous les réservoirs d’eau, car dans le camp, les Israéliens n’ouvrent l’eau qu’une fois par mois.
  • BETHLEEM - 8 kms de Battir

    Au premier plan, on aperçoit le mur qui surplombe la route venant de Jérusalem, réservée aux seuls Israéliens. Et tout au fond sur la gauche, on voit le mur qui serpente entre les habitations. Une fois achevé, le mur atteindra Battir et coupera les terres du village en deux.
  • BETHLEEM - 8 kms de Battir

    Le mur ne va que rarement en ligne droite, il fait des tours, revient sur lui-même, encercle des habitations ou des villages entiers. Et il n’y a pas un mur mais plusieurs types de «murs» : murs en béton de 6 mètres, murs de 3 mètres, barrières électrifiées, barbelés, checks points,...
  • BETHLEEM - 8 kms de Battir

    La construction du mur de séparation a débuté en 2002. Aujourd’hui le mur fait plus de 400 kms de long. Ce mur empiète largement au delà de la «ligne verte » de 1967, la frontière reconnue par le droit international, afin d’englober le maximum de colonies et de ressources en eau.
  • KUFUR TILITH

    Le village de Kufur Tilith est situé au nord de la Cisjordanie, près de la ville de Qalqilya, non loin de la ligne verte. Toute la région est entourée de colonies israéliennes.
  • KUFUR TILITH

    Le village compte 5000 habitants. Il est situé en zone C, c’est à dire sous contrôle d’Israël. Depuis la construction du mur, un tiers des terres fertiles s’est retrouvé derrière le mur, alors que la vie économique du village repose principalement sur l'agriculture, notamment la culture des oliviers.
  • KUFUR TILITH

    Les villes de Lamballe et Saint Brieuc ont conjointement signé, en novembre 2009, un accord de coopération avec la ville de Kufur Thilit. L'accord passé avec Lamballe et Saint-Brieuc a fixé quatre domaines d’action : l’éducation, la jeunesse, l’environnement et la santé.
  • KUFUR TILITH

    Ce pylone électrique a été construit par les Israéliens sur les terres du village afin d’alimenter une colonie qui se trouve un peu plus loin en Palestine.
  • KUFUR TILITH

    Pour accéder à leurs oliviers, certains paysans doivent maintenant obtenir un permis auprès des Israéliens. S’ils l’obtiennent, ils ne peuvent franchir cette barrière que 3 jours par an, au moment de la cueillette des olives.
  • QALQILYA - 9 kms de Kufur Tilith

    Ce jeune homme travaillait dans son champ, situé près d’une barrière électrifiée, quand un Israélien - un colon ou un soldat ? - lui a tiré dessus sans sommation. Il a pris une balle dans le foie, et une autre dans la cuisse.
  • BEIT AMIN - 5 kms de Kufur Tilith

    A gauche la colonie israélienne de Shaare Tikva, à droite, le village palestinien de Beit Amin. Lors de la construction de la colonie, l’école des filles de Beit Amin s’est retrouvée du mauvais côté de la barrière. Tous les jours les écolières doivent passer le check point pour accéder à leur école.
  • AD DAB'A - 5 kms de Kufur Tilith

    Le mur de séparation longe le village d’Ad Dab’a. Derrière le mur, on aperçoit la colonie d’Alfei Menashe.
  • HEBRON

    Les accords d’Oslo ont divisé la ville d’Hébron en deux parties. D’un côté, l’agglomération palestinienne et ses 200 000 habitants, de l’autre les colonies israéliennes. Dans le centre d’Hébron, 400 colons ont investi la vieille ville. Des check points bloquent maintenant les accès à la vieille ville.
  • HEBRON

    La rue principale de la ville est désormais coupée en deux. Du côté israélien, tous les commerces ont été fermés et le quartier s’est vidé des ses habitants. Une centaine de Palestiniens résistent et refusent de partir. Ils vivent désormais sous administration israélienne, avec des colons fanatiques pour voisins.
  • HEBRON

    Parce qu’il résiste, Hachem n’a plus le droit de sortir de la vieille ville et il a perdu son emploi. Plusieurs fois, les colons sont venus saccager sa maison. Sa femme a été battue et a fait deux fausses couches suite a ces agressions. Ses vignes ont été aspergées de défoliant. Et sa famille a été privée d’eau pendant 3 ans.
  • HEBRON

    4000 soldats israéliens sont déployés à Hébron pour assurer la protection des 400 colons de la vieille ville. Et quand ces colons décident de venir dans les quartiers sous administration palestinienne, les soldats les accompagnent.
  • HEBRON

    Tous les hommes palestiniens qui passent à ce moment-là sont systématiquement contrôlés et fouillés. Nous sommes pourtant en zone palestinienne.
  • NABI SALEH

    La colonie israélienne illégale de Halamish a été créée en 1977 sur des terres appartenant au village palestinien de Nabi Saleh. Début 2009, les colons se sont emparés de la source d’eau située sur les terres possédées et cultivées par les villageois.
  • NABI SALEH

    Depuis 2009, tous les vendredis, les villageois de Nabi Saleh manifestent pacifiquement pour protester contre la politique d'expansion illégale des colonies. En réponse, ils subissent la répression excessive et injustifiée de l’armée. Des villageois ont été tués, d’autres blessés, et beaucoup ont été emprisonnés.
  • NABI SALEH

    Le père de Salam a été emprisonné à plusieurs reprises pour avoir participé aux manifestations. Perché sur un rocher, Salam crie des slogans tout en visant les soldats de son lance-pierre. David a changé de camp et l'on se prend à rêver qu'à l'instar du récit biblique, ce soit le faible qui l'emporte contre Goliath.